Archives par mot-clé : créativité

INNOWEO’s creativity cards deck is out!!

 

INNOWEO Card deck

INNOWEO just issued its first creativity cards deck. Join our community to download it for free.

IMAGE-IN cards deck is a 68 cards deck that will provide your with inspiring pictures from Nature, Technologies or Abstract arts to help you think « out-of-the-box ». With the IMAGE-IN booklet, you will have 3 wonderful and easy exercises to use your IMAGE-IN cards. Also available for free for INNOWEO’s community members, a 40€ value!

So join our community to have our very own deck and enjoy our special contents. In addition, INNOWEO’s community members will be the first to have some more news about the coming soon specials we are working on at the moment. So join us now.

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Innovation Myths serie

Protected from Flickr via Wylio
© 2009 Hartwig HKD, Flickr | CC-BY-ND | via Wylio

INNOWEO has issued a still going serie of articles called INNOVATION myths.

As for the 100th post, we propose you to come bakc to all those articles through those links or via the INNOVATION MYTHS page.

Soyez créatif! – Un article sur les injonctions à être créatif et à trouver de nouvelles idées, de nouveaux concepts, sur demande

Disruptez – Un article sur la dictature de la disruption en innovation

Innovation de garage – on innove jamais tout seul dans son coin

 

 

 

INNOVATION MYTHS: Soyez créatifs!

créativité

(cet article fait partie de la série Innovation Myths d’INNOWEO)

Aujourd’hui on voit fleurir partout des slogans alliant créativité et innovation.

Les employés des entreprises pour lesquelles l’innovation est devenue un axe stratégique sont soumis à un diktat de leur management: « Soyez créatifs! » Combien de fois ai-je entendu lors de mes conversations mes homologues me décrire une situation ou l’innovation est vue comme « push button ». « Soyez créatifs et soyez le maintenant », KPI à la clé 😉

Cependant la créativité des équipes, tout comme l’innovation, ne se décrète pas. Encore moins qu’elle ne s’ordonne.

Quelques points sur la créativité.

Je vous suggère d’aller lire mon article sur l’équipe créative.

Le mythe du créateur. Je devrait écrire un Innovation Myths là-dessus. Il parait que nous sommes créatifs ou pas. Qu’il y a des gens pour ça (j’ai pas encore trouver d’app…). Je peux vous dire qu’après plus de 10 ans à animer des ateliers de créativité avec de nombreuses méthodes, c’est faux. Par contre tout le monde n’a pas la même forme de créativité. Je sais personnellement lancer un nombre incalculable d’idées sur un sujet défini. On fait le test quand vous voulez. Par contre, je ne sais pas forcément comment définir très exactement dans ses moindre détails la solution technologique nécessaire. D’autres oui. C’est la force d’un groupe qui déclenche la vraie créativité.

Dans la même veine, pas besoin: d’être un génie, d’être intelligent, d’être formé, d’être ingénieur ou cadre ou je-ne-sais-quoi, d’être proche du terrain (ou loin d’ailleurs), d’être jeune, pardon, d’être vieux, d’être ingénu ou expert…

Le mythe de la créativité constante. Il parait que nous devrions être créatif tout le temps, à chaque heure du jour, toujours à l’affut. Et bien non, notre cerveau ne nous le permettra pas. La bonne balance est à trouver entre faire tourner des tâches habituelles,  prouvées et éprouvées, et passer du temps dans l’incertitude de la créativité.

La créativité est erratique. Mouais… à voir… Personnellement je manage la créativité très bien. Je sais la contrôler, l’orienter, l’affiner et la faciliter. La créativité est un process. Comme tout process, si on a les bons leviers, on peut manager ce process, l’optimiser.

La créativité est l’affaire de la R&D. Je pourrais vous donner tellement d’exemples qui vont à l’encontre de cela. Il n’existe pas de professionnels de la créativité. Le rôle de « créatifs » n’existent que dans les agences de pub et je me demande bien ce qu’ils ont de particuliers… Les meilleures idées innovantes viennent souvent de l’extérieur des services de R&D et d’innovation. Leur job n’est pas d’avoir ces idées, leur job n’est pas d’être créatif mais de développer les idées, les concepts des autres.

Le brainstorming, y a que ça de vrai. Le brainstorming, ça marche. Mais il existe des techniques tellement plus fun et tellement plus efficaces car quand on s’amuse à travailler c’est prouvé, on fait du meilleur boulot. dans ma besace, j’ai près de 20 outils de créativité que j’utilise régulièrement. Il y a beaucoup plus sur étagère. Chacun les utilise en fonction des personnes et de son feeling. Mais le brainstorming, bon, c’est sympa mais ça crève pas le plafond. Un bon groupe bien formé, une animateur motivé, quelques outils bien pensés et les résultats seront décuplés.

Pour nos entreprises, ça veut dire quoi?

Ça veut dire que si votre management vous intime l’ordre d’être créatif, vous pouvez l’être. Cependant, il ne faut pas qu’il ait en tête l’un des points plus haut sinon ça risque d’être compliqué. Mes conseils:

– Mettez en place une démarche structurée de créativité avec un process et une méthodologie et des animateurs formés,

– Sortez vite des projets emblématique pour montrer à tous que ça marche.

– Mettez en place une vraie culture de la créativité et de l’innovation.

C’est pas toujours très facile mais ça vaut le coup. Je peux éventuellement vous aider si vous voulez.

En tous les cas, j’ai personnellement déployé plusieurs fois des méthodes de créativité. Ça marche. Ça marche bien même si l’on fait attention à la manière dont on utilise cet outil.

 

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Innovation Myths: L’innovation de Garage

(Cet article fait partie de la série Innovation Myths d’INNOWEO)

HP. Apple. Microsoft. Facebook. Google. Officiellement tous sont presque nés dans une chambre d’étudiants ou dans un garage.

Garage HP
C’est dans un tel garage qu’a débuté HP. Le mien ne ressemble pas à ça mais bon, pourquoi pas moi?

Wouahou! Dans un garage.

Cette partie de la légende me permet de me dire « hey, les gars (et les filles), j’ai une voiture moi aussi… Je pourrais aussi lancer un truc dans mon garage »

Si les éléments permettant de dire si ces entreprises sont réellement nées dans un garage ne sont pas franchement d’une grande importance, le mythe de l’innovateur dans son garage qui met au point un produit révolutionnaire en dehors de tout circuit habituel, de toute interaction avec le monde extérieur, celui du visionnaire qui y croit quand les autres sont dans le faux, ce mythe là a encore de beaux jours devant lui car, marketing-ment parlant, il permet à tous de s’identifier à ces fondateurs et  permet à ces entreprises de nous vendre une partie de ce rêve.

S’il ne faut pas nier l’aspect visionnaire, le sens du « bon produit au bon moment » de ces entrepreneurs, prendre ces histoires au pied de la lettre, sans aucune remise en perspective, est dangereux. Cela sous-entend que l’innovation est le fait de génie, de visionnaires et qu’il est difficile d’innover sans faire partie de cette caste.

Prenons Steve Jobs (par hasard).

On voit souvent en lui un inventeur, capitaine d’industrie. Cela est  vrai bien entendu. Mais on oublie souvent que les innovations qu’il a brillamment intégrées dans le MacIntosh sont apparues à la même époque ou avant au XeroxPark (Interface graphique, souris…) situé lui aussi dans la Silicon Valley.  Au même moment, Tandy, Commodore, Olivetti sortent des ordinateurs personnels. Et c’est un francais, Francois Gernelle [edit: Merci Pascal pour la correction ] qui a sorti le premier microordinateur: le Micral.

L’innovateur visionnaire vivant coupé de tous, ayant l’étincelle magique,  donnant naissance à un produit juste génial dans son garage ne tient pas. C’est bien la concomitance d’avancées technologiques et d’une vision qui arrive au bon moment qui fait la valeur d’une innovation.

Bien entendu lorsque ces éléments se retrouvent dans un même lieu (la Silicon Valley), ça aide. Il n’y a pas alors à aller chercher bien loin pour trouver tous les ingrédients nécessaires. C’est ça la force de la Valley.

Qu’on le veuille ou non, l’innovation, surtout l’innovation de rupture, celle qui révolutionne nos USAGES, n’appartient pas à une tribu d’élus. Elle est la résultante d’un environnement, technologique, marketing et de la rencontre des germes qui vont la faire éclore. Une unité de technique, de lieu et de temps. C’est un processus rigoureux.

Comment cela impacte nos entreprises?

Si l’on veut dépasser les innovations incrémentales qui ne font que faire de petites modifications, certes très bénéfiques mais que ne révolutionnent ni nos business ni nos technologies, il faut être capable de reconstituer au sein de l’entreprise cette trilogie d’excellence technique, commerciale/marketing dans une même temporalité. C’est exactement ce qu’essayent de faire aujourd’hui la plupart des grands groupes en mettant en place des fablab, des incubateurs et des actions pour promouvoir la culture de l’innovation et l’intrapreneurship. French Tech va également dans ce sens. Les écosystèmes en cours de formation, notamment dans les grandes villes de région (Toulouse, Lyon bien entendu mais surtout Grenoble avec la présence d’acteurs reconnus – STMicroelectronics, le CEA… – et d’un tissus de start-ups très vigoureux) sont aussi de la partie. Récréer cette environnement propice, cette culture de l’innovation founit un vivier d’initiative parmi lesquels se développent déjà la pépite de demain.

 

 

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INNOVATION TOOLS: une équipe créative?

cretivite

Qui n’a jamais rêvé d’une nouvelle approche business qui révolutionne les marchés? Qui n’a jamais rêvé d’un nouveau produit tellement performant qu’il remet en question la nature même des marchés? Qui n’a jamais rêvé disposer d’une équipe capable de réaliser toute ces prouesses?

J’anime des sessions de créativité depuis plus de 10 ans maintenant. Je ne les ai pas compté précisément mais je dois être aux alentours de la centaine, dans des grands groupes ou des PMEs. Les équipes ont à leur actif de nombreux nouveaux produits, services et de nombreuses nouvelles approches. Je dois être ici honnête, pas de iTunes ou de Spotify dans ma musette mais quelques beaux succès commerciaux.

J’y ai appliqué de nombreuses méthodes de créativité sur des problèmes très variés: process, services, réorganisation, produits… avec des ouvriers ou des execs. Il m’est même arrivé, pour valider l’intérêt de ces méthodes, de traiter un même sujet avec plusieurs méthodes et même sans méthode. Toutes ces expérimentations m’ont convaincues d’un chose un peu triviale je dois l’admettre: l’équipe est primordiale. Sans équipe performante, pas de créativité constructive, pas d’idée détonante, pas de concept prometteur.

Qu’est ce qu’une équipe créative et comment la constituer? Mettons les choses au point dès à présent: il y a une part de chance dans la constitution d’une équipe et dans l’alchimie qui produira de bons résultats. Bien entendu quelques règles s’appliquent mais l’humain étant par définition imprévisible, la manière dont l’équipe s’agrégera en un tout efficace découle d’un savant équilibre qui, je l’avoue encore une fois, m’échappe encore dans sa totalité…

Diversité des talents, des points de vue, des expériences.

Si l’alchimie d’un groupe résulte d’un processus complexe, des facteurs clairs sont permettant de générer plus de créativité ont été depuis longtemps identifiés: la diversité. On prend ainsi en compte l’origine des personnes, leur expérience, leur parcours, leur fonction dans l’entreprise, leurs aspirations etc… tout cela sert bien entendu à maximiser l’étincelle initiale et la fertilisation croisée.

Diversité des caractères

Très important de mon point de vue est de créer une atmosphère d’enrichissement croisé (de fertilisation) en mixant les profils. Les célèbres chapeaux de Bono seront ici appelés à l’aide. Les caractères des différents participants doivent être complémentaires pour permettre à tous d’enrichir les idées initiales à la fois de son savoir-faire mais également et surtout de son savoir-être. Cela limite les dérives et remet aux concepts les plus farfelus, les pieds sur terre. Par contre, s’il est un profil à prévoir de manière automatique dans une groupe de créativité, c’est bien…un créatif. L’étincelle initial doit jaillir de quelque part. Le créatif est la personne qu’il faut absolument embarquer à tout prix.

Des règles strictes

Il est très important d’obtenir un consensus, dès le premier atelier, sur les règles à respecter. Je ne les rappellerai pas ici mais il est clair que les règles du groupe, et éventuellement un signal de dépassement de ces règles (une clochette, une sirène…)permettent à tous de s’exprimer et facilitent ainsi l’enrichissement mutuel.

Et l’animateur dans tout ça?

Ah…. L’animateur. D’ailleurs personnellement je préfère un anglicisme pour les groupe de créativité: le facilitateur. Combien de fois ai-je entendu « on y serait arrivé de toutes façons… » ou bien « il a déroulé sa méthodo c’est la méthodo qui fait tout… »??? Oui, j’avoue, la méthodo fait beaucoup. Dans la créativité, pour libérer les idées et les imagination dans aboutir à des résultats délirants, il faut beaucoup de structure et de quelque part de process. Mais la manière dont tout cela est mené est primordiale. Amener les phases de manière fluide et logique, stimuler à certains moments, calmer à d’autres, identifier les créatifs, les matheux, les sceptiques etc… sont des qualités que la méthodes n’enseignent pas et qui sont primordiales pour les résultats du groupe. Amener le groupe à sortir de sa zone de confort tout en donnant le sens et la confiance nécessaire à ce lâcher-prise, sans poser de limite, c’est toute la plus-value d’un facilitateur de créativité.

Pour avoir une bonne équipe de créativité, il faut une bon groupe, varié, complémentaire et un bon animateur… Bref, il faut des hommes et des femmes qui dans leurs interactions donneront naissance à nos business de demain.

De l’intérêt (financier) de la KickBox d’ADOBE

Adobe kickbox

Il y a quelques temps, sur LinkedIn, je vous parlais de la KickBox d’ADOBE qui est sans aucun doute l’initiative la plus intéressante de ces dernières années concernant l’intelligence collective et les systèmes de suggestion d’idées.

Le point qui a focalisé le plus d’attention, bien qu’il soit pour moi un peu anecdotique, c’est le fait qu’adobe intègre dans cette box (qui présente une méthodologie pour affiner et développer une idée qu’a un employé, le tout libre de droit) une carte de crédit prépayée de 1000$. oui 1000$. sans justificatif de dépense à fournir.

1000 boites. 1000$. 1 Million de dollars de budget… Vous vous feriez quoi avec 1M$?

Est ce que cela les vaut?

6 idées sont parvenues jusqu’au bout du process. 1 suffisait d’après Adobe.

Faisons un calcul rapide.

Mettons ce budget pour 100 idées en regard d’un process classique de management d’idées, c’est-à-dire avec revue, comité, sélection etc…

Si on prend un taux de 100$/h pour simplifier les calculs, cela équivaut à un budget de 10000h pour 1000 idées. 10h/idées.

Les questions qui me viennent immédiatement à l’esprit c’est:

– Passe-t-on moins de 10h par idées en moyenne dans un système habituel de management des idées?

– Si on recolle cela au nombre d’idées qui ont été au bout cela fait plus 1600h dépensées pour 1 idée gagnante. Est ce viable?

Honnêtement je pense que oui et ce pour les 2 points.

Passe-ton plus de 10h pour évaluer une idée dans un système de management? En moyenne on doit pas être très loin. Les petites idées peuvent aller très vites dans leur évaluation, affinage et développement. Les plus complexes peuvent donner lieu à des centaines d’heures. J’ai déployé 2 systèmes de management d’idées et partagé avec plus d’une vingtaine de gestionnaires. Je suis convaincu qu’en moyenne 10h n’est pas un chiffre aberrant.

Et 1600h pour une idée viable… idem. Une idée viable donnant lieu à un projet demande une travail en profondeur. Donc Oui je pense que 1600h pour une idée viable est un montant acceptable.

Cependant est ce vraiment là le plus important?

NON. Le plus important c’est qu’on donne aux employés une marge de manœuvre comme rarement. De l’empowerment au maximum. On leur dit « voici la méthode, voici un budget, débrouillez vous pour passer les étapes ». C’est du management au sens le plus pur, c’est de la motivation à l’état brut. C’est une culture forte de l’innovation qui s’installe car le champ des possibles s’agrandit de manière considérable pour tous les employés.

Et les 1000$, ils les ont dépensés? et bien si ADOBE n’a pas communiqué clairement sur le taux de dépense ils ont tout de même lâché une info à ce sujet. En résumé. Quand vous savez que vous avez un budget limité, vous faites en sorte qu’un Euro (ou un Dollar) vous rapporte au maximum…