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Mes 4 secrets pour une stratégie d’innovation gagnante

Comme arriver à son succès? Il faut des bons contacts et de bonnes occasions. Construire sa vie professionelle, pas si évident que cela. Ce jeu de lettres met en avant l'agilité et l'intélligence. Les deux sont necessaire pour le succès.Innover à dessein et avec succès requiert une préparation et une exécution au top. Cela requiert également et avant tout une stratégie qui s’aligne clairement avec les objectifs business de son organisation. C’est dit.

L’innovation a pour but non pas de sortir de nouveaux produits mais de développer d nouveaux marchés et donc de nouveaux clients (ou de les garder). Voici 4 secrets pour définir une stratégie d’innovation intelligente, gagnante et pragmatique.

  1. Souvenez vous que l’innovation est une fonction opérationnelle business

Comme dit précédemment l’innovation doit créer de la valeur pour l’entreprise au travers de la création de nouveaux marchés ou de nouveaux clients (ou par le maintien de ces clients).
En cela elle est bel et bien un centre de profit et non un centre de cout pour l’organisation.

 

  1. Définissez des orientations claires pour le business et pour la fonction innovation

Clarifier les objectifs stratégiques Business de l’organisation, connaissez les et faites les connaitre. Donner du sens aux actions est l’une des tâches principales d’un manager et l’un des leviers les plus efficaces pour la performance de vos opérations.
Décliner ces orientations stratégiques en orientations fonctionnelles pour votre fonction innovation. C’est un préalable primordial pour un bon déploiement.

 

  1. Une approche top-down nécessaire…

La déclinaison top-down de la stratégie vers la fonction Innovation est indispensable. En cela on s’assure de la pertinence des actions d’Innovation envers les objectifs business. On doit s’assurer cependant que les 5 items suivants sont bien adressés :

  • Quel marché ? Quelle catégorie ? quels clients etc… Dans quel secteur, dans quel segment focalise-t-on les actions d’innovation ?
  • Comment va-t-on gagner ? Sur quelle section met on l’accent ? Part on sur de l’innovation incrémentale, business model, de rupture ?
  • Quelles technologies sont nécessaires et quels savoirs sont indispensables. Au travers des vues d’experts ou des trends.
  • A-t-on les ressources et les connaissances pour réaliser le plan et si non, quelles actions sont à mettre en place.
  • Quand saura-t-on qu’on a gagné ? Mettre en place les objectifs de succès est un moyen sans équivalent de motiver l’organisation vers un objectif commun.
  • Quels sont les objectifs de notre portefeuille d’innovation ? Déterminer le mix en terme de Service, Produit, Business Model, R&D etc….

 

  1. … une agilité bottom-up indispensable

Le feedback bottom-up est un processus que l’organisation doit rendre continu pour ajuster en temps réel la stratégie sur la base des retours Terrain et de la réalité de l’implémentation. Le rôle clé des opérationnels est à souligner. Par exemple, les experts peuvent alerter sur l’apparition d’une nouvelle technologie, les chefs de produit sur les mouvements d’un concurrent, les commerciaux sur de nouvelles postures des fonctions Achat.

 

 

La mise en place d’une stratégie d’innovation performante est très liée à la mise en place d’un processus rapide en ce qu’il sait bouger facilement, agile en ce qu’il s’adapte en temps réel, et efficace dans le sens qu’il prend en compte toutes les informations à sa disposition pour faire le choix le plus éclairé. C’est un process très itératif qui pourrait se rapprocher des concepter Lean et Lean Start-up.

 

Avez-vous une stratégie d’innovation claire  et alignée? Est-elle adaptative ?

INNOVATION TOOLS (ou MYTHS): Le roadmapping

SETIS Roadmap (setis.ec.europa.eu)
SETIS Roadmap (setis.ec.europa.eu)

(cet article fait partie de la série Innovation tools ou Myths, comme vous voulez)

Combien de fois ai-je été convié à des exercices de roadmapping? Combien de fois ai-je vu ces représentations graphiques, vides de sens et d’intérêt car dénuée de valeur ajoutée et de réflexion profonde?

Non le roadmapping n’est pas un outil facile pour innover par contre oui, c’est un outil efficace lorsque bien mené.

Le Roadmapping, un outil dévoyé

Le roadmaaping est un outil que toutes les entreprises voudraient utiliser. de nombreuses font des choses qu’elles appellent roadmapping et qui se traduit souvent par un slide avec une échelle de temps et des blocs qui s’enchainent pour arriver finalement là où on voulait de toute façon arriver. Avec un peu de chance, tout ça est organisé par ligne de produit ou par technologie mais globalement ce n’est que la transcription visuelle d’un état de fait.

Est- ce cela le roadmapping? Non bien entendu. Le roadmapping est un exercice STRATEGIQUE et ce au sens le plus noble du terme. Il s’agit bien de montrer votre vision de vos activités et comment vous allez pouvoir arriver là où vous voudriez être dans 5 ou 10 ans. C’est un outil d’aide à la planification (et certainement pas un gantt 😉 ) qui permet de s’assurer que les décisions technologiques et les développements de produits sont bien en phase avec la stratégie de l’entreprise et les besoins marché. En cela il garantit la cohérence de ces trois dimensions (technologie, produit, marché) comme nous le verrons plus bas.

Une démarche cohérente

Attention. Je me dois d’ors et déjà de vous prévenir. Faire un exercice de roadmapping en bonne et due forme nécessite du temps, de l’énergie et de la méthode. J’aime à penser que le roadmapping doive être vu (mais c’est une déformation sans doute) comme un projet à part entière. On peut ainsi définir des lots de travaux 😉

Lot 1: Initialisation

Il s’agit ici de mettre en palce les conditions à la réalisation de l’exercice. Sponsor, leader, participants doivent être clairement nommés et avoir à la fois le budget et l’autorité pour faire les actions nécessaires.
La collecte des informations est également importante à ce stade. Rappeler le Plan d’Action Stratégique de l’entreprise,  ses besoins, ses marchés, ses objectifs etc… sont des étapes indispensables.

→ Organisation du projet / légitimité à demander les informations / données de base de travail

Lot 2:  Le point de vue du… marché

Pour bien aborder une roadmap, il faut avoir une bonne vision du marché (comme toujours). Quels sont les facteurs importants pour notre marché (technologie, fonctions, prix etc..)? Quels segments (avec ses spécificités) j’adresse?  Concurrence? Risque?
tout le monde comprendra sans doute l’importance capitale de ces données pour se projeter et certains pourront également se rendre compte de la difficulté de les obtenir…

→ Vision de l’évolution du marché / attentes des clients/utilisateurs

Un plus qui me parait essentiel pour un exercice réussi est de s’attacher également à identifier les lames de fond technologiques, usages, besoins, sociétales qui risquent d’impacter à un moment ou à un autre notre environnement et nos marchés. C’est fondamental pour ouvrir les yeux sur les modifications profondes de l’environnement et les intégrer dans notre roadmap.

Lot 3: On en est où nous?

Nos produits sont-ils en adéquation avec le résultat du lot 2? En terme technologique bien entendu mais également en terme de business model. Parfois il suffit de changer de business model pour faire d’un produit standard une pépite. On réalise aussi une gap analysis pour se rendre compte des efforts à fournir pour pouvoir remplir au mieux les attentes des clients. On définit ainsi la route à suivre, par produit, pour arriver à satisfaire les besoins et les attentes du marché.

→ Route d’évolution Produit / identification des manques fonctionnels

Note: Ces premières étapes sont souvent « oubliées », notamment dans les roadmaps technologiques car celles-ci sont très souvent gérées par des techniciens purs (ce n’est pas une critique). L’orientation naturelle est de tracer une voie technique et non pas une voie de marché.

Lot 4: L’état de l’art

Roadmap
IFST roadmap

A cette étape on arrive souvent dans ce que les entreprises maitrisent le mieux: la technologie et leur produit. On s’attachera ici bien entendu à regarder quelles technologies peuvent permettre de remplir les manques identifiés dans les étapes précédentes. On cherchera également à évaluer l’impact de ces technologies sur les produits existants.
Cependant cette approche est réductrice. 2 dimensions au moins sont à aborder également à ce moment-là:

  • les aspects Business Model. Mon business model est-il au top de ce qui se fait en ce moment? Est-il dans la mouvance des concurrents, est il en avance ou en retard?
  • les aspects Emergence. Y a t il des technologies émergentes qui pourraient remettre en cause toutes mes actions? Y a t il des usages qui feraient capoter tous mes développements u au contraire ferait de mon produit un hit?

En intégrant ces aspects, notamment via les résultats « en plus » de la phase 2, on maximise la portée de la roadmap en y intégrant une notion de « disrutption » qui peut se révéler très importante.

→ Solutions techniques ou commerciales / technologie à surveiller / rupture à proposer

Lot 5: Un peu de graphisme

Une fois qu’on a fait cela, on peut s’attacher à la représentation graphique des choses. Ce n’est qu’à cette étape que l’équipe se met d’accord sur la manière de représenter ses résultats. Elle élabore un rendu prospectif de ces travaux, un plan de bataille technico-commercial. Elle propose enfin un support simple de communication et de vulgarisation des orientations retenues.

Facteurs clés de succès

  • Restreindre l’exercice de roadmapping à un scope défini
  • Constituer une équipe pluridsciplinaire à même d’adresser tous les aspects de la démarche
  • Nommer un leader ayant les compétences humaines nécessaires (cohésion de groupe, animation de réunion, créativité etc…)
  • Simplicité, contexte, cohérence

Principaux risques

  • Un sponsor d’un niveau hiérarchique insuffisant ne permettra pas à la démarche d’obtenir les informations et la légitimité nécessaire à ce travail
  • Le mauvais alignement avec les objectifs de l’entité
  • Sauter les premières étapes pour se concentrer sur les solutions et la technologie.

Et vous, comment abordez-vous les exercices de roadmapping?